15 mai 2006

L'industrialisation de la mort : Chine et Allemagne Nazie même combat ?

Dans "les actus de Raffa n° 4" (novembre 2005) je vous informais qu'"Une société cosmétique chinoise utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe."[...] Toujours de même source, le journal note qu'en Chine, il est d'usage de récolter "la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de 'biotechnologie' situées dans la province septentrionale de Heilongjiang". Les produits sont exportés vers l'Europe via Hong Kong (Source : Courrier international)".   

Cette information était déjà suffisament choquante. Mais il semblerait bien que cela n'était que la partie émergée d'un iceberg ... qui glace le sang. Depuis plus d'un mois quelques ONG et quelques bien trop rares médias tentent d'alerter la communauté internationale. En effet de plus en plus de témoins rapportent les horreurs - d'une époque que l'on espérait révolue - perpétrées par le gouvernement chinois sur ses citoyens, opposants, tibétains et surtout pratiquants du Falun Gong.

Toutes les révélations qui suivent proviennent de témoignages - pour la plupart anonymes - de médecins, proches de médecins, journalistes, membres du parti communiste, avocats et victimes.

Elles ne datent pas de 1943, ne parlent pas du régime Nazi, et ne se passent pas en Allemagne.

Elles datent de mars et avril 2006, parle du Parti Communiste Chinois, se passe en Chine et ont été démenties par le régime chinois.

  • "La répression du Falun Gong a été lancée en 1999 par l’ancien président chinois, Jiang Zemin, dont le trop populaire groupe spirituel était devenu la bête noire. Avec pour motto « Les discréditer, les ruiner, les détruire »"
  • "le " Bureau 610" est une agence spécifiquement créée pour persécuter le Falun Gong, avec un pouvoir absolu sur chaque niveau d’administration dans le Parti et sur tous les autres systèmes politiques et judiciaires."
  • "À l’heure actuelle, la majorité des pratiquants de Falun Gong sont dans des prisons, des camps de travaux forcés et des centres de détention."
  • "Le camp de travail pour femmes de Gangdong Sanshui est un endroit dont même les gardes nomment un “enfer sur terre.” Le parti communiste chinois (PCC) permet aux gardes d’adopter toutes sortes de méthodes horribles et vicieuses, dont inciter les criminels d’abuser les pratiquantes de Dafa leur privant de sommeil, les empêchant d’utiliser les toilettes et forçant les pratiquantes à s’agenouiller pendant de longues périodes de temps à la limite de l’intolérable. [...] Parce qu’une pratiquante a refusé d’être « transformée », elle a été contrainte de garder les yeux ouverts pendant un mois. Aussitôt qu’elle fermait les yeux, les criminels lui perçaient les paupières et la battait."
  • "ils ne sont plus considérés comme des humains, mais comme des matières premières      pour générer du profit."
  • "De 1991 à 1998, 78 transplantations rénales ont eu lieu dans toute la Chine. En 1999, la persécution du Falun Gong a commencé et pendant cette même année, le nombre de transplantations d’organes est monté en flèche à 116 pour cette seule année, soit plus que les sept années précédentes combinées. À chaque année le nombre a continué d’augmenter, passant de 254 en 2000 à 486 en 2001. En 2003, le nombre de transplantations total était de 3000. D’où est provenue cette inondation d’organes prélevés ? Il n’y a pratiquement aucun don d’organe volontaire en Chine."
  • "Le vice-ministre chinois de la santé, Huang Jiefu, avait déjà avoué en décembre dernier que 95 % des organes prélevés en Chine venaient de prisonniers exécutés."
  • "Les organes sont prélevés sans l'accord préalable des donneurs ni de leur famille."
  • " On leur disait que, sur ceux-ci, ce n’était pas un crime, que cela était considéré par le Parti communiste chinois comme du «nettoyage». Les personnes envoyées sur la table d’opération étaient ou bien déjà mentalement détruites par les tortures, ou bien inconscientes. Avec, comme cibles favorites pour le prélèvement des cornées, les personnes âgées et les enfants."
  • "les dates d'exécution des condamnés sont choisies en fonction de la demande d'organes par des patients, dont un nombre de plus en plus important d'Occidentaux."
  • "les prélèvements sont faits sur des personnes vivantes, utilisées comme de la simple matière première avant d’être incinérées. "
  • "«Les employés de notre hôpital appellent ce lieu : “l’incinérateur”. En fait, il s’agit d’une chaufferie. Des paysans pauvres provenant d’endroits avoisinants ont été employés pour travailler dans la chaufferie. Ils étaient sans-le-sou lorsqu’ils sont arrivés ici. Mais ils pouvaient ramasser des montres, des bagues, des colliers et ainsi de suite. Des employés de l’hôpital ont dit que ces bijoux et ces montres appartenaient à des pratiquants de Falun Gong dont les organes avaient été prélevés; on les dépouillait juste avant de les jeter dans le four pour être brûlés. Les employés de l’hôpital ont aussi confirmé que certains étaient encore en vie au moment d’être lancés dans le four», nous a révélé notre source."
  • "De nombreux crématoriums en Chine n'incinèrent en fait pas les corps qu'ils reçoivent. Les corps sont transférés ailleurs par des tunnels secrets et dans beaucoup de cas, les cendres données aux familles des prisonniers exécutés viennent d’animaux ou d’autres corps.[...] Pendant ce temps, les vrais corps sont vendus à prix d’or à différentes usines d'État. Ce sont des matières premières pour différents types de production."
  • "Certains décrivent un véritable marché de l’horreur qui fonctionnerait comme n’importe quel commerce, avec fournisseurs de matières premières (les prisonniers), usines de fabrication (les camps qui réalisent les prélèvements), circuits de distribution et enfin vente – à des chinois et bien souvent aussi à de riches occidentaux qui subissent la pénurie d’organes en Europe et aux Etats-Unis."
  • "l’apparition de camps secrets comme celui de Sujiatun est liée à la surcharge des autres camps de travaux forcés, qui détenaient en moyenne 5 000 à 20.000 pratiquants de Falun Gong."
  • "Le plus grand flou règne quand il s’agit d’évaluer le nombre de pratiquants de Falun Gong emprisonnés et le nombre de disparus. [...] Il y aurait probablement, selon les chiffres les plus réalistes, quelques centaines de milliers d’entre eux dans les camps."
  • "36 camps similaires à celui de Sujiatun existent en Chine et que le plus grand, portant le nom de code 672-S, détient 120 000 personnes."
  • "Un habitant local m’a dit que chaque fois qu’on passait près de là, on voyait toujours de la fumée sortir du crématorium."
  • "Un grand nombre de pratiquants de Falun Gong, mais aussi des criminels et des prisonniers de conscience venant de partout en Chine, sont là."
  • "Les pratiquants de Falun Gong détenus dans le camp de concentration souterrain à Sujiatun auraient été transférés à la hâte avant l’arrivée d’enquêteurs internationaux dans la ville de Shenyang"
  • "Il n’y a pas besoin de plus d’une journée pour transférer 5000 personnes dans un train de fret, en prenant un itinéraire spécial. J'ai moi-même vu un train de fret transportant 7000 personnes depuis Tianjin (ville côtière proche de Beijing, ndlr) jusqu’à la région de Jilin. Il a roulé de nuit, sous escorte de l'armée chinoise. Chacun dans le train était menotté à des barres de fer spécialement installées au plafond, comme des poulets dans une rôtisserie."
  • "Une personne qui a travaillé au camp de concentration a dit que la charge de travail augmentait tout le temps. Les autorités y transfèrent continuellement des pratiquants et la prison est bondée et pleine au-delà de l’imagination. C’est clairement un endroit où une personne ne peut pas vivre, et voir cet endroit est insoutenable."
  • "Trois semaines après que l’horreur du camp de concentration de Sujiatun ait été révélée, le ministère de la santé chinois a établi à la hâte un règlement provisoire sur les greffes d'organes humains, qui « interdit les greffes non conformes à la loi ou à l'éthique médicale. ». Sa date d’entrée en vigueur a été fixée au 1er juillet 2006, ce qui laisse 3 mois à compter de la promulgation pour « faire le ménage »"
  • "Le Comité d’enquête sur les camps [...] affirme que les hôpitaux et les centres de greffe dans les provinces d’Heilongjiang, Liaoning, Jilin, Pékin, Tianjin, Henan, Hebei, Hubei, Hunan, Shanghaï, Zhejiang, Yunnan, Anhui, Shaanxi et Xinjiang, font des heures supplémentaires pour effectuer des opérations de greffe. Des membres du personnel hospitalier ont indiqué à un enquêteur du Comité que les patients devraient se dépêcher s'ils voulaient une greffe. Il pouvait pour l’instant suffire d’un ou deux jours pour trouver un organe, mais que ce serait bien plus difficile ensuite."
  • "on a assisté ces derniers mois à un très grand nombre d’arrestations, un très grand nombre de condamnations. Des condamnations très lourdes : certaines allant jusqu’à 8, 10, 12 ans de prison sous prétexte que les journalistes en question auraient trahi les secrets d’État alors qu’en fait ils ne faisaient que dévoiler des scandales ou des horreurs qui se seraient déroulées sous leurs yeux », rapporte-t-elle. « Je suis très inquiète de voir cette évolution qui me donne l’impression que le pouvoir chinois est en train de s’orienter vers une sorte de criminalisation. »"
  • "ce régime qui fait appel à des réels gangs mafieux pour régler ses comptes avec les citoyens qui oseraient défier le régime par le simple fait d’exprimer leur désaccord. « Par exemple, ce ne sont plus des policiers ou des gardiens de prison qui frappent les prisonniers mais de simples voyous, des membres d’une milice secrète, des espèces de mafias du crime qui sont utilisées pour réprimer les manifestations. »"
  • "Depuis notre enfance, on nous a appris à ne pas poser de questions. [...] Comprenez, tout est secret. Personne ne sait. Quand les gens était arrêtés, il n’y avait aucune trace écrite. Si des gens étaient libérés, il n’y avait pas de trace écrite non plus."

"Récemment, un diplomate canadien vétéran, Brian MacAdam, spécialiste de la Chine, a rappelé l'anecdote des deux juifs qui s'étaient enfuis d'Auschwitz en avril 1944. Ils avaient publié un rapport démontrant clairement les atrocités commises dans l'enceinte de ce camp. Pourtant, attendant «davantage de preuves», les gouvernements occidentaux n'avaient pas agi. Résultat: 437 000 juifs y ont été exterminés."

"Après la deuxième guerre mondiale, la communauté internationale s’est engagée solennellement à ne plus jamais permettre un génocide. Aujourd'hui, soixante ans après les Nazis, l'histoire rejoue encore une tragédie -- l'atrocité est au-delà de l'imagination. C'est une honte pour la race humaine. C'est également un défi moral et de conscience de base pour chacun."

En tant que citoyenne du monde, je demande à tous les journalistes et aux gouvernements du monde entier, en particulier l'Europe et les Etats-Unis, de mettre tout en oeuvre rapidement pour

  • vérifier ces informations et, si elles s'avèrent exactes, 
  • faire    cesser ces crimes odieux, associés - comme aux pires temps de notre histoire    - à l'industrialisation de la mort,
  • punir les criminels,
  • cesser cette hypocrisie de vouloir fermer les yeux sur un régime totalitaire, mafieux et criminel sous pretexte que la Chine produit 90% de tous les biens de consommation vendus au monde !

En tant que blogueuse je demande à la blogosphère de s'emparer de ce sujet et de diffuser partout l'information le plus vite possible. Faites le savoir... si le Net en parle les médias seront forcés d'en parler.


(c) débat socialiste

Sources et informations complémentaires :

source de l'article: Raffa

Posté par VeroVanille à 07:52 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur L'industrialisation de la mort : Chine et Allemagne Nazie même combat ?

Nouveau commentaire